Samedi 10 février 2007
PARIS (Reuters) - Le règlement du conflit en Irak, où les Etats-Unis "ont échoué", exige une date de retrait proche et précise des forces étrangères stationnées dans le pays, déclare Dominique de Villepin, qui juge "absurde" l'hypothèse d'un départ des troupes américaines et britanniques une fois l'Irak "démocratisé et pacifié".
"Je ne dis pas que les troupes étrangères doivent partir demain. Je dis que nous devons définir un calendrier qui précise à quelle date les troupes se retireront et en fonction de cette échéance, nous engageons le changement en établissant un calendrier national, régional et international", déclare le Premier ministre dans une interview à paraître mercredi sur le site internet du Financial Times et réalisée le 2 février.
"Si on ne dit pas que dans un an il n'y aura plus de troupes américaines et britanniques en Irak, rien ne se passera en Irak, si ce n'est davantage de morts et de crises", souligne celui qui fut le fer de lance diplomatique de l'opposition française à une intervention militaire en Irak en 2003.
"Dire que les troupes étrangères se retireront quand l'Irak sera démocratique et pacifique est absurde. Ça ne se produira jamais", souligne-t-il dans cet entretien réalisé en français et traduit en anglais.
"Nous avons besoin d'un horizon clair pour le départ des troupes étrangères et le retour de l'Irak à une pleine souveraineté. Tant que cela ne sera pas clairement formulé - les étapes et l'objectif d'un retrait total - les choses ne s'amélioreront pas", estime l'ancien ministre des Affaires étrangères.
"Le diagnostic est cruel. Les Etats-Unis ont échoué en Irak. Plus de 3.000 soldats américains ont été tués depuis 2003, 12.000 civils irakiens en 2006. (...) La question maintenant est: 'comment stopper la spirale?'. Je pense qu'il est très important que nous travaillions tous dans la même direction pour franchir une nouvelle étape", déclare Dominique de Villepin.
"La réponse doit être graduelle et globale".
Le premier stade, juge Dominique de Villepin, passe par une "mobilisation interne" en Irak, une "prise de responsabilité interne" à l'Irak. "Nous devons engager une réconciliation nationale, ce qui signifie donner une place à chacun, ce qui n'est pas le cas en ce moment".
La deuxième phase se joue au niveau régional, selon le Premier ministre.
"Nous devons renforcer le dialogue avec les Etats voisins de l'Irak et créer des conditions telles que ces Etats trouvent un intérêt à la paix en Irak et dans la région".
La "troisième mobilisation" se situe au "niveau international". "C'est le point de départ du redressement en Irak".
"Quand vous voulez régler une crise dans le monde, vous n'avancez pas sans calendrier. La communauté internationale manque d'ambition et de solidarité, mais il lui manque par dessus tout un objectif clair et précis", déplore Dominique de Villepin.
"Quel que soit le niveau des troupes étrangères en Irak, les choses continueront de se détériorer. Ce n'est pas une question de chiffres, c'est une question de principes", dit-il.
"Aujourd'hui, la présence militaire (étrangère) est considérée comme illégitime par les Irakiens, aussi devons-nous changer les choses. (...) C'est la pierre angulaire de la crise. Si on ne règle pas cela, on ne règlera pas la crise irakienne. C'est la barrière qu'il nous faut lever", insiste le chef du gouvernement français.
Par denis butaye - Publié dans : colombespourvillepin
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Mardi 23 janvier 2007
Par denis butaye - Publié dans : colombespourvillepin
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Mardi 16 janvier 2007

C'était ce matin, à 11h à Matignon.

Voici la conclusion du discours que vous trouverez en suivant ce lien :

Chers amis,

Pour conclure, je veux vous dire ma conviction dans les capacités et les atouts de la France. Nous progressons et nous avons des résultats, même si les Français restent souvent impatients et inquiets. Avec de la persévérance, nous pouvons construire demain une société où chacun trouve sa place, où chacun peut espérer une vie meilleure pour soi-même et pour ses enfants.

Je vous l?ai dit, ma volonté à travers l?action gouvernementale que je veux mener jusqu?au dernier jour, c?est de faire gagner la France et les Français. Mon engagement depuis des années est au service de la France et au service des Français. Que cette année 2007 soit une année d?ambition et d?espoir pour notre pays.

Villepin est bien celui qu'il faut à la France. Le candidat de l'UMP ne peut gagner. Les sondages le montrent de plus en plus. Cette vérité criante doit éclairer les choix des Français. Il sera bientôt l'heure de choisir la victoire plutôt que la défaite.

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Lundi 8 janvier 2007
Par denis butaye - Publié dans : colombespourvillepin
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Dimanche 24 décembre 2006

BRUNO JEUDY. Publié le 22 décembre 2006
Actualisé le 22 décembre 2006 : 22h27              
Brinon/AP / LE FIGARO  

AUCUN ministre n’a osé lui en parler. Après trois petites heures de sommeil, Dominique de Villepin a voulu démontrer que la vie gouvernementale continuait normalement. Il a réuni vingt ministres autour d’un petit déjeuner « amical » de fin d’année. « Tu as une forme olympique. On voit que tu es un grand sportif », lui a glissé admiratif le fidèle Henri Cuq à son arrivée.
Le premier ministre s’est ensuite assis à côté de Michèle Alliot-Marie et face à Nicolas Sarkozy. Tous installés autour de la grande table de la salle du Conseil recouverte d’une surprenante nappe à carreaux blanc et rouge façon bistrot. Sans ordre du jour précis, cette réunion gouvernementale informelle a été expédiée en quarante minutes dans un « climat sympathique », a assuré à la sortie le ministre de la Défense. Observé à la loupe par ses ministres, Villepin a pris la parole une dizaine de minutes pour les « remercier du travail accompli ». D’abord convenu, le propos est devenu plus personnel, rapporte un participant. Villepin s’est attaché à défendre les valeurs du « rassemblement ».

Il a appelé à « mettre de côté les susceptibilités personnelles » pour mieux « servir la France ». Il a répété qu’il ferait « tout pour faire gagner son camp ».


Soucieux de banaliser son audition fleuve chez les juges, le chef du gouvernement a lui-même évoqué implicitement l’affaire : « Les épreuves fortifient et rendent meilleurs », paraphrasant le philosophe Nietzsche. Mais Villepin n’a pas hésité à mettre un trait d’humour dans ses paroles. « Je suis le plus ancien des responsables politiques non élus », a-t-il assumé avec ironie ce que beaucoup de parlementaires pointent comme son talon d’Achille.

Autour de la table, plusieurs ministres ont été bluffés par sa prestation. « Quand même cela a de la gueule et du souffle », a confié la chiraquienne Catherine Colonna à son voisin.

Nicolas Sarkozy a alors pris la parole quelques minutes. D’abord pour rendre hommage au « courage » du premier ministre. « La seule valeur reconnue par les Français », a affirmé le ministre de l’Intérieur. Il a remercié le premier ministre pour avoir permis au gouvernement de « travailler dans la dignité ». « Quand vous avez été nommé, vous m’avez dit que vous aviez besoin de moi. Maintenant, je vais avoir besoin de vous », a dit le futur candidat UMP à la présidentielle. Sarkozy s’est ensuite lancé dans une digression plus politique. « Les circonstances sont ce qu’elles sont. La biologie est ce qu’elle est. Elle s’applique à tout le monde », a philosophé le numéro deux du gouvernement, dans un propos que plusieurs ministres ont interprété comme une allusion à l’âge de Jacques Chirac.
Le premier ministre a poursuivi sa journée en tenant une réunion d’arbitrages ministériels en compagnie de son directeur de cabinet et du secrétaire général de l’Élysée. Dans l’immédiat, il doit s’offrir quelques jours de vacances, à la Martinique, berceau familial de sa belle-famille. Hier, c’est le député UMP de l’Essonne Georges Tron qui s’est chargé de défendre les intérêts villepinistes. Sur Europe 1, il a concédé « qu’aujourd’hui il y a un candidat qui s’impose, c’est Nicolas Sarkozy. Sera-ce encore le cas dans trois mois ? On verra ». À l’Élysée, on a trouvé « choquant » que Jean-Pierre Raffarin et Philippe Douste-Blazy rallient la candidature de Nicolas Sarkozy le jour où Villepin était entendu par les juges

Par denis butaye - Publié dans : colombespourvillepin
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